jeudi 10 décembre 2009

Cher Père Noël

Cher Père Noël,

Je sais que tu es occupé et que tu as sans doute un million de blogues à lire, mais je prends tout de même une petite chance. Qui sait, peut-être tomberas-tu ici par hasard ?
Je ne sais pas vraiment ce que je veux, pour Noël, cette année. Oh, les trucs de routine : des livres, des livres et encore des livres. Peut-être de quoi faire de la raquette, de nouvelles espadrilles de sport, des balles de laine colorées, un pyjama confortable et du chocolat. Tu me connais ; après dix-huit ans, il y a de quoi !

Pour le reste, je ne sais pas. Je suis tellement bien, Père Noël ! Te rappelles-tu de moi, l'an dernier, à cette même période de l'année ? Enterrée sous les révisions qui ne mènent à rien, insomniaque et incapable de sourire trop longtemps. Maintenant, tout est parfait. Je ne suis jamais stressée à cause des cours ; en fait, c'est même la chose dans laquelle je m'accomplis le plus. Je me retrouve à petite dose, à petits coups, à force d'encouragements, de bonnes notes et de projets réussis.
Et avec mes amis, oh, mes amis ! Tu les aimerais. Ils sont drôles et présents, ils me font rire et pleurer, pleurer de rire. J'ai tellement de projets avec eux, tellement de futur qui se dessine devant nous. Être si bien avec eux me fait craindre la prochaine année scolaire. Certains seront loin de moi -déjà que certains le sont déjà, au figuré et au littéral, laissant un gros trou dans mon coeur. Qui va me recueillir lors de mes problèmes de coeur, lors de mes crises de rage, lors de mes envies de folie ? Ces gens me sont devenus si chers si rapidement ! Crois-tu que je m'attache trop rapidement, Père Noël ? Mon petit coeur est fragile, mais je le malmène tellement...
Mes amours ? Oh, mes amours... C'est tellement n'importe quoi. Je sais que tu m'as déjà apporté mon cadeau, pour ça. Il ne me reste qu'à le déballer précautionneusement et non pas avec mes deux pieds gauches, mes mains pleines de pouce et mon manque de délicatesse habituel. Je sais, je dois apprendre à faire attention.

Ma seule demande face à tout cela serait donc que ça reste ainsi. Que la prochaine session soit aussi enrichissante et intéressante, que mes amis restent les mêmes bestioles que j'aime et que je cesse de me compliquer la vie en amour.
Faut bien que j'en profite, quand je suis heureuse, non ?




8 secondes - les cowboys fringants

1 commentaire:

Viv a dit…

Je te comprends tellement. C'est si dur de ne pas se compliquer la vie en amour. J'ai l'impression des fois que je fais presque exprès pour tout faire foirer. Je prends peur, je recule... Avec un peu de volonté, on peut sûrement changer nos mauvaises habitudes! Ne lâche pas!