jeudi 12 novembre 2009

Dans une situation nouvelle et inconfortable

La situation dans laquelle je suis actuellement est tellement nouvelle que ça me stresse.

J'ai rencontré quelqu'un.
D'intéressant. De drôle. De joli. De sympathique. De gentil. De zen. Avec le genre de caractère m'as-tu-vu et éclaté qui me plaît, un côté artistique assez fort pour qu'il veuille vivre de son art et qui, en plus, n'est pas trop vieux.
Donc, j'ai rencontré quelqu'un.
Qui m'a aussi trouvée intéressante. Et drôle. Et jolie. Et tout et tout.
En tous cas, assez pour que nos amis respectifs nous séparent de force, samedi soir, car cela faisait vingt bonnes minutes que nous nous embrassions dans leur face.

Vu la distance qui nous sépare, lui n'allant pas au même cégep que moi, on se parle sur MSN.
C'est lui qui m'a trouvée sur Facebook et qui initie, aussi souvent que moi, nos conversations.
On parle de tout et de rien, d'avenir et d'école, de vie et de passions. On se parle pendant trois heures et j'ai encore envie de clavarder. On se supporte pour ne pas s'endormir la nuit et on regrette de vivre présentement à quatre heures l'un de l'autre, ne serait-ce que pour des trucs aussi banals que partager une assiette de brownies.

J'crois pas que parler pendant trois heures à quelqu'un sans être agacé, surtout alors que l'on avait quelque chose de plus important à faire, montre un signe de désintérêt. Au contraire, même.

Mais je ne sais pas QUAND et COMMENT montrer mon intérêt supérieur à « on se connaît et on s'apprécie ».
Et s'il me trouvait trop directe ? S'il était timide ? S'il préférait faire les premiers pas ? Si, au fond, il me trouvait gossante, collante et tannante ? S'il n'était plus intéressé ? Si nos conversations lui avaient révélé que j'étais insipide et inintéressante ? Si c'était trop tôt ? Et puis, comment je dis ça ? « Je crois qu'on devrait se revoir d'ici peu, t'en penses quoi ? » ? Dois-je être plus ratoureuse ? Dois-je attendre encore ? Dois-je multiplier les allusions peu subtiles ? Que proposer, de plus ? On se voit où, quand, comment, pour faire quoi ? On joue la carte du « il ne s'est rien passé » ou on admet qu'il pourrait y avoir plus vu nos antécédents ?

Sérieusement, je crois que je m'entête à sodomiser les diptères en me posant un million de questions qui reviennent toutes au même, mais c'est une situation que je n'ai JAMAIS vécue et qui me fait angoisser.
Je ne veux pas manquer une chance parce que j'ai eu trop ou pas assez de couilles.
Surtout pas avec ce gars-là.

Faut vraiment que j'apprenne à être zen.




montréal - camusiciel

5 commentaires:

maree@nne a dit…

zennn soit zen. zen. zen.

on évite l'hystérie purement féminine et on essaie de respirer. par le nez pour commencer par par la bouche si le nez ne suffit pas!;-))


sinon l'étiquette de fille folle finie risque d'arriver un peu trop vite;-))


puis baaa tu fais quoi?;-) tu fais rien et tu laisses aller les choses;-) la vie fait toujours bien les choses, ne l'oublie pas!

Audrey a dit…

Moi je dis fonce! If it's meant to be, it's meant to be.

Pas de temps à perdre avec ça, suis ton coeur, ton instinct surtout. :)

(En passant, on dit "diptères" et non "doptères". Mais c'est probablement une faute de frappe. ;))

Fille Imparfaite a dit…

@maree@anne : *prend de graaaandes respiratioooons*
Faire confiance à la vie... je vais essayer, mais je garantis rien ;)

@Audrey : Merci pour le diptères ; franchement, qui a eu l'idée de mettre le i et le o sur proches, sur le clavier, hein ?
Bon... On me dit de laisser aller, on me dit de foncer...

J'crois que j'vais faire les deux.

maree@nne a dit…

tu fais un pas en avant et tu respires?!?

mettons que c'est un bon compromis ca?;-)))

Viv a dit…

Ah que je te comprends! C'est tellement énervant et insécurisant ce genre de situation. Moi je dis qu'on se pose toujours beaucoup trop de questions... ce qui risque souvent de nous faire manquer le bateau. Et puis, comme on dit, qui risque rien n'a rien, right? Alors prendre une grande respiration et foncer, c'est pas pire comme plan je trouve! ;)