mercredi 29 juillet 2009

Paul à Québec

Je l'ai dit, j'aime la bande-dessinée. Je me suis procuré le dernier Paul, à savoir Paul à Québec, de Michel Rabagliati. J'avais lu de bonnes critiques et j'avais envie de découvrir par moi-même ce qu'il en était réellement. Donc, hier soir, je me suis installée dans mon lit pour le lire.

L'histoire est celle d'une famille qui doit lentement faire son deuil d'un grand-père, d'un être aimé. Ce sont les enfants et petits-enfants qui essaient de se soutenir entre eux, la grand-mère qui est incapable de gérer cette déchance et cette mort à venir, c'est l'explication de la mort et de son approche lente. On voit, au fil des ans, des mois et ensuite des jours, tout ce qui se passe au sein de cette famille élargie.
Les vieux amis qui visitent, les anciens collègues, les éloignés qui se rapprochent.
Et, finalement, la mort qui s'installe.

J'ai pleuré du début à la fin.

J'ai été très touchée par la dimension réaliste du récit. On vit, en même temps que les personnages, la tristesse de la situation. L'écriture m'a toujours touchée. Je pleure régulièrement lors de mes lectures, je suis incapable de m'en empêcher, et cette BD a été plus qur marquante sur ce point. J'avais peur de pleurer sur les pages ! De plus, j'ai déjà vécu une situation semblable et qui me laisse encore triste lorsque j'y repense, donc me replonger dans cette sphère faisait remonter des souvenirs qui ne sont pas les meilleurs.
Ensuite, Rabagliati a un style bien unique. Son style un peu naïf, épuré, mais juste, laisse toute la place au récit. Ses dessins ne sont pas surchargés et permettent de bien comprendre les émotions des personnages, ne sèment pas de confusion et ont ce petit côté simple qui les rend parfaits. Quelques détails, quelques cases, font bien rire. Et certaines répliques plongent le lecteur dans les pleurs.
C'est une belle histoire d'apprivoisement, de tristesse, de deuil et de douceur.
C'est une réflexion sur la mort, la fatalité de la vie, et sur les répercussions que cet état final a sur les gens.

Je pleure juste à y penser.
Je peux juste conseiller de la lire.



la dévire - mes aïeux

1 commentaire:

Amélie a dit…

Je suis tellement d'accord !
J'ai pleuré comme une enfant, après avoir lu ce livre-là!
Probablement plus que dans n'importe quel autre livre dans ma vie (sauf sûrement la fin des la trilogie À la croisée des mondes hahaha!)