samedi 13 juin 2009

Éphémère

Les éphémères passent dans notre vie, nous apportent un peu de bonheur et finissent par s’en aller.

Zéro Janvier


Son texte m'a fait réfléchir. Verser une larme. Mal.

Tout cela parce que ce qui est dit est vrai. Totalement vrai. Cruellement vrai.
Et que, dans mon entêtement tout moi-même et mon attachement fort aux gens, j'essaie toujours de retarder le moment où l'étoile filante ne sera plus dans mon ciel. Je ne veux pas, tout simplement. Je ne veux pas que certains ne deviennent que des passages, que de petits instants de bonheur, et que je dois ensuite les laisser partir. Je ne veux pas m'y résigner.

Une amie du primaire avec qui j'avais une correspondance qui s'est lentement éteinte, au fur et à mesure que les années nous séparaient.
Mon voisin, lorsque je restais à St-Bruno, que je rêve de revoir. Juste parce que de lui, j'ai des photos, un pyjama et de magnifiques souvenirs.
La bande d'Encounters Canada, qui ont été mes amis le temps d'une semaine, il y a plus d'un an de cela.
Des amis du primaire et du secondaire qui sont partis, qui se sont éloignés lentement, sans que je comprenne vraiment pourquoi. Ou que je veuille comprendre.
Le garçon rencontré en République Dominicaine, le temps d'une conversion et de regards timides.
Les camarades du cégep, qui vont et qui viennent encore plus que les autres.
Les fréquentations du camp de jour, ou de la colonie, qui deviennent des étrangers hors de l'été.
Lui.

Je ne veux pas non plus être l'éphémère de quelqu'un.
Même si je sais que la vie est ainsi.

Mais comme il l'a dit, "c'est à ça que ça sert, de connaître une personne. À faire grandir l'autre."
Deuxième fois que je le cite ici. Deuxième fois que je pleure en le faisant.



somewhere i belong - linkin park

3 commentaires:

Zéro a dit…

Merci pour ce billet qui fait écho au mien et en respecte parfaitement l'esprit.

A bientôt,

Zéro Janvier

Anonyme a dit…

Avis d'un chevreuil aux épaules brûlées, qui fut souvent accusé de pessimisme.

La vie n'est peuplée que de cela, des éphémères. Rencontrer une personne et se demander combien de temps cela va durer.

Vieillir avec elle, et réaliser que l'on se détache d'elle, d'eux, en partageant leur vie au quotidien. Que l'on s'en éloigne de plus en plus, qu'on le veuille ou non, que ce soit voulu ou non.

Essayer de revenir, de tout reprendre comme c'était avant. Mais ça ne fonctionne, pas, ça. On ne referme pas un ravin avec quelques pelletées de bonnes volontés.

(Petit instant de philo, très court, je vous rassure, je ne suis pas douée là-dedans)
L'absurde, c'est prendre conscience de sa propre finititititude. Prendre conscience que les relations "pour toujours", c'est souvent quelques jours...

Nous sommes des paaaaapiiiiillooooons. Les relations humaines sont des paaaaaaapiiiiiillooooons. D'une beauté et d'une diversité incroyable, mais au temps de vie très court.

Fille Imparfaite a dit…

@Zéro : De rien. Je trouve que réagir à un billet ets toujours constructif. Surtout quand ça nous touche...

@Chevreuil : Aww, j'aime tes rares interventions.

Oh, je sais que tu sais. Ce billet, je l'ai écrit en pensant à toi, toi que je connais sans connaître, si proche et si loin de moi à la fois. Et je suis d'accord avec toi.
Parce qu'après tout, si quelqu'un passe dans notre vie pour ensuite partir, peut-être est-ce parce qu'elle a accompli tout le travail qu'elle avait à accomplir avec nous ?

Et cesse de mettre des papillons partout.
Même si j'aime ta métaphore.
JC serait fier de toi *niek niek*