dimanche 1 mars 2009

Dans un moment de solitude

Cela va bientôt faire deux semaines que j'ai changé.

Non, je ne parle pas de ma majorité, ou de Rôdeur.
Je parle de toi, de nous, de ça.

Je savais depuis qu'on se connaissait que tu ne l'aimais pas. Que tu n'aimais pas cette maxime, que tu ne pouvais la supporter, mais que tu trouvais qu'elle m'allait bien. Que, dans les moments où tu ne pensais pas, tu pouvais tout mettre sur le dos de ces deux mots. Tu m'as insultée avec ces mots, tu m'as blessée, tu m'as donnée envie de me cacher, tu m'as rendue honteuse, et pourtant, je suis toujours revenue vers toi. Elle représentait tout ce que je vivais avec toi, tout ce que nous vivions ensemble.
Beaucoup de toi et beaucoup de moi pour faire un petit peu de nous.
Cette soirée-là, je t'avais vu et j'avais eu mal de toi. Surtout quand tu avais relevé sa présence, son éclat qui nous avait attiré dans notre cercle vicieux, sa courbe qui s'ajoutait aux miennes quand tu les effleurais. Je l'ai finalement enlevée de mon doigt pour ne plus jamais la remettre. C'est une autre que j'arbore maintenant à mon majeur gauche. Différente, moins chargée de significations. Ou plutôt, chargée d'une seule qui vaut toutes les autres : celle qui porte ton nom, le morceau de mon coeur que tu as emporté, tes yeux doux qui me regardent sans savoir quoi dire.

Lundi le 16 février 2009, jour de ma majorité, j'ai enlevé la bague en argent que j'ai portée pendant presque cinq ans de ma vie. Quatre ans de mon secondaire et une session de cégep, dans les bons comme les mauvais moments. Une bague simple avec l'inscription Carpe Diem sur le dessus.
"Profite du jour présent".

Je ne profite plus de chaque instant qui m'est donné.
Je savoure plutôt ceux qui sont choisis.



prayer of the refugee - rise against

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