vendredi 13 février 2009

Pré St-Valentin

La St-Valentin, je ne la fête pas en couple. En fait, je célèbre plutôt la plus longue relation que j'ai jamais eue.

Cela fera bientôt cinq ans que l'on se connaît, elle et moi. Cinq années qui semblent pourtant être depuis toujours. Ça a été le coup de foudre, le Big Bang, la plus grande rencontre de tous les temps. Quand je t'ai vue, je suis tombée en amour avec toi. De loin, tu semblais si rebelle aux autres, mais quand on ose s'approcher de toi, tu es une personne si... si merveilleuse.
Cinq ans, c'est beaucoup, en termes d'adolescence. C'est presque tout notre secondaire et bientôt toute une année de cégep, c'est de nos douze à nos dix-huit ans, c'est traverser tout l'âge ingrat pour finalement arriver à la majorité. Prends-tu conscience de tous les professeurs qui ont eu à subir nos rires incessants, nos regards moqueurs et malicieux, nos projets fous et nos délires ? Toi et moi, c'était et c'est encore un duo de choc.
C'est un peu tout le monde qui a de la difficulté à nous différencier, nos prénoms se mélangeant dans leurs esprits. Faut croire que nous sommes indissociables l'une de l'autre. C'est toi à ma droite, moi à ta gauche -sauf en Physique, parce que nous sommes conditionnées à toujours tourner la tête du même côté. C'est se regarder et tout comprendre de ce simple regard, parler à demi-mot, faire une mimique qui veut tout dire, parler en même temps et faire croire aux gens que c'est de la télépathie. C'est avoir un demi-million d'aventures rocambolesques ensembles, des plus drôles aux plus incongrues, toutes étant les mères de running gags divers, d'inside jokes douteux et de rires récurrents. C'est se comprendre dans nos silences et savoir quand on a besoin de l'autre, savoir comment ça va selon le ton de voix et la posture, réconforter dans les pires moments. C'est être incapable de jouer à Loup-Garou ensemble parce qu'on sait toujours quand l'autre est la méchante, faire des travaux toujours à la dernière minute, concerter sur un sujet pour parfois arriver aux mêmes impressions, parler de tout et n'importe quoi en cuisinant, ou autour d'une tasse d'un café qui a refroidi. C'est t'appeler par le surnom que j'ai, moi et moi seule, le droit de te donner. C'est s'agacer, se bouder, se faire crier, pleurer dans les bras de l'autre, avoir besoin d'un câlin, rire, taquiner, surprendre, entretenir, aimer.
Aimer.
Je ne sais pas si, un jour, nous allons fêter cinq autres années. La vie est après tout pleine de surprises et on ne sait jamais quand nos chemins se sépareront. Personnellement, j'aimerais que tu restes sur ma route longtemps et que, quand nous allons être deux petites vieilles, que nous allons encore traîner l'une chez l'autre pour se raconter nos folies de jeunesse.

Cette St-Valentin, je la dédie à toi. À toi, ma soeur, ma jumelle, mon épouse, mon ex-belle-petite-cousine, ma collègue, ma colocataire, ma voisine, ma camarade de classe, ma confidente, mais surtout, ma meilleure amie.

À toi, ma Chevreuil.



vermillion pt. 2 - slipknot

3 commentaires:

-CaR0- a dit…

Wow! C'est un magnifique texte qui j'espère sera lu par cette précieuse amie que tu as. Avoir une amie qui m'écrirait ça, j'en pleurerait. ;)

Post Blue a dit…

ohhh <3
c'est donc cuuute <3

Fille Imparfaite a dit…

@Caro : Elle a lu mon élan d'amour i ncondtionnel envers et n'en revenait pas.

@Post blue : toi aussi je t'aime, na (L)