jeudi 29 janvier 2009

Tergiversations sur le temps

Comme toujours, je me laisse avoir par ce petit jeu.



Elle avait les yeux ouverts sur le plafond, le coeur dans la gorge. Elle n'osait pas regarder l'heure affichée sur le cadran, comme si elle avait peur que rien n'aille changé. Que les chiffres soient les mêmes que la dernière fois qu'elle avait coulé un oeil sur l'objet. Ses paupières se fermèrent sur ses prunelles tristes, essayant d'apaiser sa respiration sans calme aucun, essayant de trouver une quiétude qu'elle ne savait trouver. Son coeur battait trop vite, trop fort, et son esprit était assaillit de tout, de partout. Une pensée, un sentiment, un bond de saute-moutons, elle avait mal au coeur de tourner dans sa tête. La ligne de sa bouche se serra, alors que ses mains se crispaient sur les couvertures. Elle avait chaud, mais son corps était parcouru de frissons qui ne semblaient pas vouloir partir. Ses vêtements lui pesaient, écorchaient sa peau, mais elle ne voulait pas bouger. Elle était lourde, une pierre dans le lit d'une rivière.
Yeux ouverts, encore une fois. Cette fois, elle tourna la tête pour regarder le réveil-matin aux chiffres luminescents dans la noirceur de sa chambre. Deux minutes étaient passées depuis la dernière fois. Son soupir se fit profond lorsque sa tête revint à sa position initiale, ses yeux toujours fixés sur le plafond, des larmes piquant aux coins de ses paupières.

Parce que l'insomnie rendait la nuit longue et douloureuse, elle espérait que la mort serait un sommeil sans conscience.



incomplete - backstreet boys

1 commentaire:

dean a dit…

La nuit est longue dans ce temps-là.. Hehe