dimanche 7 décembre 2008

Tous les goûts sont dans la nature

Je ne suis pas difficile sur la nourriture.
Ou, si oui, disons plutôt que je n'aime pas les mets communs et traditionnels. Par exemple, je n'aime pas les restaurants d'alimentation rapide, l'odeur qui s'en échappe me lève le coeur. Ça va même jusqu'au Subway, qui est pourtant à peine plus sain. Je n'aime pas non plus un mets fétiche des Québécois, à savoir la poutine.
Quant au reste, bien je ne mange pas d'hot chicken, de fruits de mer, de pâté chinois, de baloney, d'hot dogs, de relish, de moutarde, de cornichons, de champignons, de brocolis, de choux-fleurs, de lichis, d'ananas, de croustilles, de boissons gazeuses, de noix de coco, de noix de Grenoble, de radis, de navets, de mets surgelés, de yaourts {je l'aime uniquement nature}, etc.
Oui, je suis le genre de fille à regarder son assiette avec une moue de désespoir si quelque chose que je n'aime pas s'y présente.

Pourtant, j'aime goûter de nouvelles choses. Je suis généralement partante pour une nouvelle expérience culinaire et j'ai un goût assez fin, je repère assez vite ce qu'il y a dans un mélange d'épices. C'est cela qui me permet d'avoir des goûts variés et qui peuvent étonner.
Oui, la purée de pommes de terre, chez moi, il y a quelques morceaux de céleri-rave dedans. Oui, j'aime bien me faire du quinoa à l'ail et aux poivrons rouges avec mon poulet, au cégep. Un de mes accompagnements préférés à un mets, ce sont des asperges et des panais grillés. Comme dessert, des muffins aux zucchinis et aux pépites de chocolat, c'est un délice. Le boeuf à la marocaine n'est jamais aussi bon que quand il contient des pignons de pin. Quant au poulet aux pois chiches de Mère Imparfaite, il est probable que je ferais des bassesses pour en avoir.

J'aime goûter et connaître de nouvelles choses, mais quand je n'aime pas un aliment, il est probable que je ne vais pas en manger. Et s'il y a bien une chose que je déteste, c'est qu'on essaie de me piéger en ne me disant pas qu'on a incorporé un aliment que je n'aime pas dans une recette. Parce que je le goûte automatiquement et que c'est une trahison que d'agir ainsi.
L'exemple le plus flagrant est l'anis étoilé. Je n'aime pas l'anis étoilé. La réglisse noire, la sambucca, les mélanges d'épices qui en contiennent, non merci, j'ai le goût surdéveloppé pour cela. L'odeur me remue les entrailles, tout simplement.
C'est sans doute pour ça que Mère Imparfaite aime bien essayer de me tromper en assaisonnant son canard avec un mélange qui en contient, comme elle en glisse dans sa tisane. Oh, si peu, en si petite quantité... mais assez pour que je plisse le nez de dégoût. Je le détecte toujours.

Je sais que, plus tard, si j'ai des enfants, il est possible que j'use de telles ruses pour arriver à mes fins et faire manger des aliments honnis à ma marmaille.
Mais pitié, épargnez-moi ce traitement, j'en ai assez de grimacer à chaque bouchée.



décadence - jean leloup

1 commentaire:

Francis Lamarche a dit…

ahhhhhhhh la bouffe... source de saveurs et des passions, comme de désirs et de rejets! !
je t'ajoute à mes liens :P J'aime beaucoup ton blogue !
www.buveurcurieux.com