mardi 9 décembre 2008

Promets-moi

Comme bien des fois, je lis plusieurs livres en même temps. J'en ai tout récemment terminé un et ce livre, c'est Promets-moi, d'Harlan Coben. Je suis une fanatique finie de Coben, c'est chose certaine, et je vais donc essayer de faire une critique neutre et en oubliant le fait que je dévore ses romans plus rapidement que mon repas.

Ce roman narre l'histoire de Myron Bolitar, ex-champion de basket-ball, agent sportif -quoique maintenant bien diversifié- de métier et enquêteur à ses heures, qui a fait l'erreur de promettre à deux gamines d'aller les chercher n'importe où, n'importe quand, sans leur poser de questions. C'est qu'il est moins curieux que moi. Pourtant, tout bascule lorsqu'une des deux jeunes filles, Aimee, disparaît et qu'il est le premier suspect, lui étant le dernier à l'avoir vu. Aidé de son équipe de choc, composée du trop dangereux Win, de l'intimidante Cyndi et de la délicieuse Esperanza, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour la retrouver... et tenir sa promesse.

La série des romans avec Bolitar est délicieuse. On s'attache rapidement aux personnages hors normes, sortis d'une imagination qui semble parfois bien tordue. Jeb & Orville, a.k.a. les jumeaux et de dangereux tueurs, m'ont eu à leurs pieds. Ils ne cadrent pas dans un décor normal et c'est tout ce qui fait leur charme. L'humour est aussi à tomber. Le cynisme de Myron laisse pantois et c'est à se demander pourquoi il ne reçoit pas plus de gifles, le monsieur. Il faut dire que bien des protagonistes peuvent se vanter d'avoir de belles répliques. De quoi faire sourire, quand on tombe sur de croustillants moments. J'apprécie aussi le fait de ne pas avoir nécessairement besoin d'avoir lu les précédents romans, un léger récapitulatif des aventures précédentes s'imbriquant dans les péripéties principales, certaines précisions se devant d'être apportées. D'accord, cet avantage ne me concerne pas, vu que j'ai lu bien des livres avec Bolitar comme personnage principal, mais pour les néophytes, c'est un plus. Pour un habitué, ça peut devenir redondant.
Bolitar n'est pas un héros invincible, mais parfois, il le semble presque. C'est parfois agaçant, mais on comprend qu'il a un entourage qui permet cette chance de miraculé. Ses histoires sont extraordinaires et, étrangement, me font penser au Benjamin Malaussène de Pennac. Pourquoi ? Parce que tel Malaussène, il fait toujours tout pour se retrouver dans une histoire folle à laquelle il ne désirait pas nécessairement être mêlé. C'est qu'il cherche les ennuis !
Je me suis légèrement empêtrée dans le texte, l'histoire devenant parfois un peu trop tarabiscotée. Oui, je suis habituée, mais c'est sans compter sur Coben pour réussir à assombrir une situation qui semble pourtant bien claire. La fin surprend et on se demande pourquoi on ne l'avait pas vu venir, que c'était bien caché... et on est peut-être déçu. Oui, la chute me laisse sur ma faim. J'aurais préféré autre chose, même si je sais que je ne suis pas l'auteur et que ce n'est donc pas moi qui décide de cela.

En somme, c'est un bon roman, qui ne change pas d'une recette gagnante qu'Harlan Coben connaît bien. Une lecture légère, à savourer sans trop se casser la tête, et pour apprécier un auteur qui a une plume agréable.



la vie est laide - jean leloup

1 commentaire:

-CaR0- a dit…

Je pourrais tellement te proposer de bons romans à lire, j'ai l'impression qu'on lit le même genre de trucs!!! Des fois j'en parle sur mon blog, si tu veux aller y jeter un coup d'oeil. Sinon, je travaille à la librairie Monet, et on met toujours des suggestions intéressantes sur notre site web, si ça t'intéresse.