vendredi 19 décembre 2008

Obédience

Je ne pouvais pas ne pas en parler.
Mère Imparfaite a déjà commencé à faire des provisions de livres, pour le voyage, et un de ses achats est Obédience, de Will Lavender. Par curiosité, et parce que le résumé était plus qu'alléchant, je me suis décidée à le lire.
Je l'ai commencé et terminé ce soir.

Un professeur de philosophie donne à ses étudiants, comme travail de session, la tâche de retrouver Polly. Jeune fille fictive et mystérieusement disparue, sa disparition soulève les passions. Ils la retrouvent et ils passent le cours. Si, une fois les six semaines passées, ils ne savent toujours pas où elle est, ils échouent. Pourtant, les ressemblances de ce cas avec celui d'un autre enlèvement fait se poser plusieurs questions à certains étudiants. Réalité, fiction ? Ils le découvreront pendant cette course contre la montre.

Ce roman est un des meilleurs que j'aille lus dernièrement, tout simplement. Je suis une fanatique de romans d'horreur et de suspense, ne serait-ce que pour les délicieux frissons que cela procure. Je suis un peu paranoïaque, je l'avoue, et c'est peut-être une forme dérivée de masochisme, mais je m'en fous. La tension monte pendant tout le récit, mêlant les évènements les plus anodins aux plus importants, mélangeant les indices, les personnages, ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Quand on croit que quelque chose est évident, il y a toujours un indice pour tout changer. Quelque chose nous semble gros comme notre poing ? Il faut se détromper, ce n'est sûrement pas la bonne vision que nous avons. Les trois protagonistes, à savoir Brian, Dennis et Mary, traînent les problèmes reliés à leur cours dans chaque instant de leur vie. L'écriture de l'auteur est simple, facile à suivre, et permet de rapidement entrer dans le récit sans se soucier de devoir décrypter des phrases qui n'en finissent plus. J'aime les lectures compliquées, je ne le cache pas, mais une fois de temps en temps, ne pas se casser la tête est un réel plaisir.
L'histoire est donc accrocheuse et, surtout, pleine de dénouements inattendus. Il est facile de soi-même au prendre au jeu de Polly et de se retrouver désillusionné à la suite de révélations, qui sont peut-être elles aussi totalement fausses. Rien de sûr pendant tout le roman -même l'ultime fin laisse supposer que ce n'est pas ce que l'on croit. Le tout est couplé à une écriture simple et structurée, ainsi qu'à un sens de faire monter la tension qui est presque frustrant.

Je le recommande, tout simplement. 302 pages de bonheur, pourquoi s'en passer ?



your love is a lie - simple plan

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