vendredi 26 décembre 2008

L'Étranger, mais sans Camus

Un inconnu.
J'ai l'impression de ne plus te connaître. Les mots que tu alignes sont vides de sens, vides de toi, vides de ce que j'ai connu. Peut-être parce que je t'ai connu plein de tout ce que tu pouvais me donner de mieux, mais maintenant, je me retrouve devant cela. Devant une coquille, un étranger.
Un étranger.
Tout ce que tu dis, les voeux que tu fais, ce que tu évoques, tes désirs, tes craintes, je ne m'y retrouve plus. Je ne me retrouve plus en toi et cela m'attriste. J'ai de la difficulté à me réjouir pour toi, à penser à toi de façon sincère. Pourtant, c'est toujours de moi-même que je vais te voir, sans trouver ce que je cherche. Comme si quelque chose avait cassé, quelque chose de plus profond que notre relation, quelque chose de plus fort que ton coeur, quelque chose de pire. Je ne sais pas comment agir avec cela, avec ces morceaux qui me coupent les doigts. Maladroite comme je suis, j'ai peur d'enfoncer les éclats plus profondément et de nous blesser une nouvelle fois.

Tu me manques.



i just wanna live - good charlotte

3 commentaires:

Mademoiselle Bis a dit…

Je sais.
Cette sensation d'avoir la ligne directe avec quelqu'un, c'est si fragile.

Blitzkrg a dit…

Tu sais, dans la coquille, sous l'armure, il y a quelqu'un. Je suis toujours la, j'y serai toujours. Je me manque, tu me manques aussi.

celledemontreal a dit…

Oh... je connais aussi... mais tes mots sont plus justes que les miens, je trouve.