vendredi 12 décembre 2008

Le temps des adieux

J'ai hâte de revenir chez moi, pour profiter de temps de qualité avec ma famille.
Pourtant, je sens grimper en moi une certaine anxiété à être loin de mes amis pour cette période. Loin de ceux que je me suis fait ici, ceux que je vois chaque jour et dont la présence me réjouit.

Un mois presqu'uniquement avec ma famille, vu que nous ne serons pas bien longtemps en Gaspésie, pour la période des Fêtes. Un mois qui va me faire plaisir, que je vais apprécier. Pourtant, je sais que pendant ce temps, je vais avoir hâte que ma prochaine session commence, uniquement pour pouvoir revoir ceux dont un sourire me réchauffe.

Je commence déjà demain à faire des adieux, Hairy retournant chez lui par le biais du même autobus que moi. Après, ce sera le Conquistador, et sûrement le Blond Décadent, qui retourneront vers leurs terres natales. Je ne sais pas quand je vais voir le Werewolf là-dedans, sans compter Gran'Pa et le Survenant Je sais que je vais si peu voir Chevreuil & Socrate, peut-être pas du tout Mouton Bleu et ma Jumelle, sans parler de Turbo. Quant au Requin, c'est encore à voir. Ça m'attriste, tout simplement. Même, je pense simplement aux autres Sciences Naturiens, ceux que je côtoie cinq jours par semaine, et je me demande comment envisager un mois sans les voir.
Je ne sais pas si certains reviendront à la session d'hiver, je ne sais pas si notre complicité durera malgré la distance. Je ne sais pas si j'aurai l'occasion de voir mes amis du secondaire à un autre moment. Je ne sais pas si tout aura changé et si tout sera aussi bien que maintenant.
Je l'espère, le souhaite, le désire, le veux. Est-ce que tout le monde pense comme moi ?

J'aimerais qu'on me rassure. Réellement.
Mais je sais qu'en certaines situations, ce n'est pas toujours évident.



je l'aime à mourir - francis cabrel

4 commentaires:

Audrey a dit…

Je te comprends trop bien! J'ai vécu ce sentiment-là à chaque fin de session, pendant tout mon Cégep, tout mon bacc.. À ma dernière session universitaire, alors que je savais que je ne retrouverais plus jamais toute cette gang-là dans un cours, j'ai presque versé une larme.

T'en fais pas : généralement, la chimie du groupe ne fait qu'amplifier après une longue séparation. Même que ça fait du bien, d'être séparés un peu! Ça donne le temps d'oublier ceux qui nous tapent parfois sur les nerfs et de recommencer à neuf en janvier. ;)

La Brunette a dit…

On dirait moi, l'an passé, littéralement.
Tu vas voir, tout a changé. Mais ça ne veut pas dire que le changement c'est mal, au contraire parfois. Il faut juste apprendre à vivre avec.
Ce qui est le plus dur à accepter, je crois, c'est réaliser que la vie continue sans soi et qu'on revient en ayant manquer un petit bout.
Mais ça en vaut tellement la peine parfois.

Joyeux temps des fêtes chez toi! Je serai aussi à la maison et dieu sait qu'on est bien chez nos parents!

-CaR0- a dit…

Je suis d'accord avec Audrey, un peu avec La Brunette également... En fait, tu vas te rendre compte que tu vas revoir la majorité de ces gens au cours de ton parcours scolaire.
Pendant le cégep, tout le monde se suit plus ou moins, se croise dans les corridors et dans les partys. Il y en même plusieurs qui nous suivent par hasard jusqu'à l'université, parce que si tu t'entends bien avec eux, que vous avez des intérêts communs, vous choisirez également plus ou moins les mêmes programmes universitaires. Vous vous croiserez dans les bars, etc. Tu verras, personne n'est jamais vraiment perdu de vue lorsqu'on se sent lié à eux.

Et tu devrais profiter de tes vacances pour te les sortir de la tête, vraiment décrocher, parce que la prochaine session va arriver bien plus vite que tu ne le crois. Lis un bon livre en gaspésie, et reviens-nous là-dessus!

Bonne fin de session à toi, et joyeuses fêtes également!
(Mon Dieu! C'est la première fois que je souhaite joyeuses fêtes cette année! lol)

Missmath a dit…

Bonnes vacances, profites-en bien et ne t'inquiète pas, le Cégep c'est un gros village et en Sciences nature, plus les sessions passent, plus les liens se tissent serrés.

À bientôt.