samedi 27 décembre 2008

Impossible à satisfaire

C'est aujourd'hui que mes parents ont fait une des pires erreurs qu'ils pouvaient faire.

Nous avons fait la tournée des magasins, profitant de quelques soldes pour s'équiper en vue du voyage. Je désire encore aller faire quelques achats, vu que les grands magasins ne se profileront pas une deuxième fois avant... avant peut-être Pâques.
Ce n'est pourtant pas dans la journée que l'incident s'est produit.
Le soir, après un cinéma en famille, Mère Imparfaite prononce les mots fatals.

"Voulez-vous aller au Renaud-Bray ?"

J'ai dit "oui", mais si j'avais pu, je l'aurais hurlé. J'étais surexcitée, j'avais hâte de fouler le sol de de cette terre sainte, bénie. Et en entrant dans le magasin, c'est l'odeur des livres qui me submergea. Cette odeur de pages encore vierges de yeux lecteurs, de colle, d'encre, de littérature. L'odeur d'un livre neuf est unique et délicieuse : si c'était possible et bon pour la santé, je mangerais probablement les livres. Yeux fermés, j'ai respiré un bon coup avant de m'engager dans les allées.
Et de reparaître, une demi-heure plus tard, les bras chargés de pas moins de dix bouquins, honteuse, comme surprise dans un plaisir coupable. J'avais écarté de nombreux livres pour ne retenir que ceux là, qu'une mince récolte. J'ai toujours dit que si je gagnais un million de dollars, la première chose achetée serait des livres. Encore et encore, tous ceux que je veux. Pas le besoin d'en mettre de côté, car mon budget ne me permet pas d'acquérir toutes les lectures que je désire.
Mais que tout le monde se le tienne pour dit : me lâcher, sans attaches, dans une librairie, c'est signer son arrêt de mort.
Car je suis repartie avec huit des dix livres choisis, ainsi qu'avec la ferme intention de retourner dans cette caverne du bonheur au courant de mon séjour à Québec.



one - creed

1 commentaire:

La Brunette a dit…

Je suis exactement pareille. Je ne dois pas entrer dans un Renaud Bray, sinon je n'y ressortirai plus jamais.
À Halifax, cet été, il y avait une minuscule librairie du Spring Garden, la rue principale. J'y suis allée aussi souvent que je pouvais, juste pour regarder et toucher les livres qui me faisaient tant envie.