dimanche 14 décembre 2008

Haine muette

Je ne sais plus ce que j'avais fait. Peut-être était-ce mal, ou juste ridicule. Je sais simplement que je ne voulais pas que tu le dises, que cela reste secret. Tu l'avais dit. On riait, se moquait. De moi, toujours de moi, j'étais la risée des autres. Mon orgueil était gravement touché, je devais me venger. Quand je t'ai vu, je ne crois pas jamais avoir autant haït quelqu'un. C'était plus que de la haine. Si j'avais pu, je t'aurais tué sur le champ. Je ne pouvais pas, c'était bien dommage. Je me suis approchée de toi et je t'ai appuyé contre le mur, pour pouvoir te prendre le visage dans ma main droite. Et enfoncer mes ongles dans ta chair pour te faire mal, pour te siffler des insultes par mes yeux orageux. Tu pouvais si facilement te défaire de moi, tu es plus fort après tout. Mais jamais tu n'as bougé, tu as supporté ta souffrance, ma colère, le poison que mon regard déversait sur toi, en toi, mes ongles qui s'enfonçaient dans la peau de ta joue. Seul le silence subsistait entre nous. J'ai finit par lâcher. De petits croissants de lune rouges et violacés, du sang qui perlait sur ta peau mate. Tu n'as pas bougé, tu ne m'as pas regardé, tu m'as laissée partir sans rien dire.
Et je me suis réveillée.

Ce rêve montre encore tout ce que je ressens pour toi. Pour ce que tu m'as fait. Pour l'idée de te revoir dans ma vie, pour les avances que tu me fais, pour un passé que je ne veux pas oublier, mais dont je veux certes continuer d'être détachée.
Va au diable.



objection - shakira

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