jeudi 11 décembre 2008

C'est moi qu'tu r'gardes ?

Quand ma nuit de sommeil a été désastreuse, je n'ai qu'une envie : rester en pyjama toute la journée, juste pour ne pas avoir à sortir du peu de sommeil auquel j'ai eu droit. Pourtant, je n'ai pas cette chance, la plupart du temps. Donc, l'autre solution, qui marche à tous les coups lorsqu'il est temps de me remonter le moral : me faire jolie.
Je porte encore plus d'attention à ma tenue du jour, que j'essaie de faire différente, plus voyante, plus seyante et autres mots riches en Y et terminaisons rimant avec les précédentes {haha}.

Cette courte introduction à mes moeurs faite, je peux me permettre de parler de ma nuit, qui comptait un nombre d'heures de sommeil loin du nombre recommandé par les médecins, donc de mon réveil, effectué avec l'envie d'errer en habit de nuit jusqu'au soir. Examen oral d'Anglais ce matin, impossibilité de concrétiser ce rêve. J'ai donc pallié à ce problème en enfilant une robe, juste au-dessus du genou, nouvelle, seyante et que je trouve tout de même sage. Avec mes talons noirs, tiens, ça fait un joli galbe à ma jambe. Oh, et pourquoi pas se remonter les cheveux, pour dégager ma nuque ? Avec mes anneaux en argent, ouiiii !
Moment de fille, pour tout dire.
Donc, jolie et plus assurée que je l'étais à mon lever, je me suis dirigée au troisième étage de mon cégep pour faire mon examen.

Selon Chevreuil, la seule personne qui m'écoutait était l'enseignante. Pourquoi ? Elle et l'autre fille du groupe étaient en train de réviser mentalement leur oral et les cinq garçons étaient trop occupés à me regarder pour porter attention à ce que je disais.

Ma robe remonte sur mes cuisses lorsque je me pose sur une chaise, découvrant plus de chair que nécessaire. Elle me moule avec beaucoup de précision les fesses quand je me penche un tantinet, en plus de découvrir encore plus de peau. Mes talons me remontent le fessier et donnent en effet un galbe agréable à mes jambes, améliorant ma silhouette -déjà pas méchante du tout, donnons à César ce qui revient à César.
Quoi de plus flatteur que de surprendre des regards appréciateurs sur soi ? Savoir que peut-être que des pensées impures se sont formées à ma vue, ça me réchauffe et ça me donne envie de continuer à bien paraître. J'aime surprendre un oeil qui me détaille et y répondre d'un sourire plein de sens plus ou moins cachés. Sourire satisfait, entendu, coquin, peut-être un peu provocant, même. Un sourire qui semble dire "Profite de la vue" et qui remercie en même temps de prêter à mon corps un iota d'attention, d'ensoleiller si simplement une journée qui s'annonçait bien sombre.



chevaliers de la table ronde - chansons paillardes

1 commentaire:

La Brunette a dit…

et je confirme que ta robe était vraiment belle. Je t'ai aperçu aujourd'hui & c'est la première chose que j'ai remarqué.

C'est toujours si plaisant de se sentir désirée.