mercredi 24 décembre 2008

Calme olympien

Ce soir, souper entre filles.
Chevreuil, Mouton Bleu et la Jumelle sont à la maison, devant le plat à raclette et nos coupes de vin, emplies de moût de pommes. Je vais rester à ce breuvage toute la soirée, vu que je suis celle qui va devoir aller les reconduire. On y va fort sur les fondues au fromage, les viandes et les récits salaces, qui feraient friser les oreilles de n'importe quel homme. Trop de temps sans nous voir et voilà ce que cela donne. Une chance que nous n'avons point de chastes oreilles.

La nuit est bien tombée, je dois aller les reconduire. Nous embarquons dans la familiale, la voiture de Père Parfait, en route pour leurs domiciles. Les ceintures sont bouclées, les passagères et la conductrices prêtes, nous sommes prêtes à partir. Je recule prudemment sur le sol plus que glacé et voit le poteau électrique. La distance me paraît correcte, quoique mince. Je prends donc une chance et, bien concentrée, je fais la manoeuvre qui mènera le véhicule à la rue.
Hé bien, il semble que mon sens des distances soit d'une nullité totale, puisque j'ai détruit le rétroviseur droit de mon paternel. J'ai gardé tout mon calme, alors que mes consoeurs s'attendaient à ce que j'explose, et j'ai tout simplement constaté que j'allais devoir payer la réparation.

C'est arrivé un mardi soir, avec une familiale, dans une entrée de maison, avec une conductrice prudente, calme et à jeûn.

La vie est drôle, parfois.



time is running out - muse

4 commentaires:

Le Tapageur Silencieux a dit…

Juste pour dire que j'adore les surnoms.

Hispong Elbayne a dit…

Mouarrrfff!

Mademoiselle Bis a dit…

Moi aissi j'aime les surnoms !

Bah, un rétroviseur... y a pas mort d'homme. (Juste humiliation de fille !)

La Brunette a dit…

Ça m'est arrivé quelque chose du genre : genre freiner sur de la glace et ne pas arrêter, arrachant une petite partie du cabanon d'une de mes amies. Honte. Mais ses parents ont seulement rit. Je riais jaune.