lundi 17 novembre 2008

La minute mathématique

Lundi matin. Cours dès 8 heures. Sujet de la torture matinale : la dérivée des fonctions exponentielles et logarithmiques. Simplement entendre le mot "logarithmique" me fait comprendre que je vais faire des cauchemars jusqu'à l'examen portant sur cette matière. Le cours est chargé, me rappelant des notions que j'aurais préféré oublier, qui étaient reléguées au fin fond de ma mémoire de collégienne. Souffrance, douleur, je sens que je vais défaillir. Un regard sur la montre de Mister P me montre que le cours touche à sa fin.

Cinq minutes ; L'enseignante nous montre comment dériver une fonction logarithmique.
Trois minutes ; L'enseignante nous donne des exemples de dérivations d'une fonction exponentielle.

Une minute. Tous referment la calculatrice, le regard joyeux et les épaules libérées d'un terrible poids, alors que notre bourrelle jette un coup d'oeil à sa propre montre.

" Ah, il nous reste encore une grosse minute ! "

Hein ? Une grosse minute ? Pourquoi une "grosse" minute ? Une minute, ce n'est pas gros. Ce n'est jamais assez. En une minute, tu ne peux rien faire de véritablement concret, ce n'est rien. Il y en faut au moins cinq pour réussir à aboutir à une moitié de conclusion, alors une minute...
Pourtant, en Mathématiques, une minute, c'est l'éternité. C'est assez de temps pour un dernier exemple encore plus compliqué que les précédents et pour nous donner tous les numéros à faire en devoir, nous rappelant au passage la date d'examen. Pourquoi cette minute est-elle si longue ? What's the matter with la minute mathématique ?
Je suppose que les enseignants de cette ignoble matière la voit comme bien plus qu'une minute. Une minute ? Mais non, c'est soixante secondes, six cents décisecondes, six mille centisecondes, soixante mille millisecondes... C'est bien assez pour faire tout ce qu'ils veulent bien faire.
Faudrait plus penser en fonction de cette damnée minute ; peut-être finira-t-elle par s'appliquer dans les cours qui en ont dramatiquement besoin.

N.B. Paradoxalement, la minute philosophique s'étire indéfinimment et est ressentie.



jolene - the white stripes

2 commentaires:

Missmath a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Missmath a dit…

Il faut être vraiment cruelle pour oser un problème quand il ne reste qu'une petite minute.

Pour ce qui est des exponentielles et des logarithmes, ce sont les fonctions les plus cools pour les dérivées et les intégrales, c'est pour cela qu'elles plaisent tant aux matheux. Ces fonctions ont une telle puissance (groin, groin groin (blague platte de matheux)) et sont tellement conviviales qu'elles étaient utilisées pour les règles à calculer et pour simplifier les calculs (c'est plus facile d'additionner que de multiplier).

En tout cas, je ne veux pas passer pour une intégriste des exponentielles et des log et je te comprends très bien de ne pas aimer ces fonctions. (Les log, c'est comme le vin, les premières fois qu'on en boit, on ne comprend pas trop pourquoi les gens trippent là-dessus tellement c'est pas bon, puis on les découvre et on finit par en prendre pour se marier avec chaque bonne bouffe qui en vaut la peine).

Donc... des logarithmes, si tu veux te limiter à l'essentiel :

- un logarithme, c'est un exposant.
- propriétés des logarithmes à savoir (elles viennent de la loi des exposants)
- règle de changement de base (parce que la calculatrice est limitée à deux bases)
- comme Ulysse, préférer ln aux autres... parce que sa dérivée est jolie.