dimanche 19 octobre 2008

Orgueilleuse comme un diable

C'est fou comme les mères ont raison.
Et comme je refuse de me mettre devant ce fait.

J'ai échoué mon deuxième examen de Maths. Oh, de bien peu, heureusement. Tout n'est pas perdu, ce qui me rassure. Mais je reste désemparée, pleine de ce découragement habituel face à mon incapacité vis-à-vis la compréhension des Mathématiques. Ce n'est pas manque d'esprit scientifique, je pense. D'intérêt, ça c'est sûr.
Donc, quand j'ai annoncé à Mère Imparfaite que j'avais échoué mon premier examen et que le deuxième n'allait être guère mieux, j'ai éclaté en sanglots. Déchirants. De fille qui n'a jamais compris, ne comprend pas et ne comprendra jamais. Elle m'a suggéré de demander de l'aide à Père Parfait.

Erreur.

Père Parfait porte bien son surnom. Père Parfait, il sait tout faire. Il a sauté deux années au primaire, a un BAC en Physique, est policier, a construit la maison/le garage/son bateau, est capable de crocheter des serrures, a enseigné au secondaire, peut réparer tout ce qui est brisé et sait faire la meilleure soupe à l'oignon du monde.
Non seulement il sait tout faire, mais en plus, il est bon dans tout.

Je n'aime pas me sentir moins bonne que quelqu'un dans quelque chose, spécialement si c'est quelqu'un de ma famille. Alors, il est clair que jamais je demanderai à mon paternel de m'aider pour quoi que ce soit. Peu importe, qu'il est la meilleure ressource de mon entourage, lui ayant fait ses Sciences Nat' et s'en rappelant encore. Peu importe, qu'il soit prêt à m'aider et ne demande que cela.
Je n'aime pas me sentir inférieure, bon.

Pourtant... mon prochain professeur privé s'appelle Père Parfait. Et m'attend samedi prochain à la maison, avec mes Maths et ma Chimie.

Si ça ne s'appelle pas marcher sur son orgueil, ça...



it's raining men - geri halliwell

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