mercredi 22 octobre 2008

Le meilleur des mondes

J'ai l'impression que cela fait une éternité que j'ai commencé ce livre, mais il faut dire que je prends de moins en moins le temps de m'arrêter pour savourer un bouquin. Pour cela que je dois recommencer, ne serait-ce que pour désencombrer un peu mon étagère, qui plie littéralement sous le poids des romans.

Le livre lu est donc Le meilleur des mondes, d'Aldous Huxley. Recommandé par mon professeur de Philosophie, ce qui vaut tout de même mention. Je crois savoir que nous allons devoir le lire pendant notre troisième cours de Philo'. J'aurai pris un peu d'avance, voilà tout.

Écrit en 1931, il relate l'histoire d'un monde où tout est rigoureusement contrôlé. Les castes sociales sont déterminées dès la fécondation artificielle et tout est mis en place pour maintenir cet ordre, cette cohésion sociale forcée. Les dissidents sont exilés, ou enfermés dans des réserves, pour ne pas que leur influence malsaine contamine les autres. Tous les moyens présents n'ont qu'un seul but : maintenir l'utopie qui forme le monde dans le quel les humains évoluent.

Un mot : brillant. Je ne savais pas à quoi m'attendre en commençant ce bouquin, mais le peu que mon enseignant avait osé nous révéler m'avait mis l'eau à la bouche. Après lecture, je confirme que ce livre est excellent. Mon intérêt a en outre été décuplé quand j'ai lu toutes les notions de génétique intégrées, surréalistes, et qui faisaient appel à une imagination féroce. J'essayais de penser à tout ce qu'il fallait faire pour arriver à un résultat de quatre-vingts seize jumeaux identiques et c'était incroyable. Le résultat du conditionnement imposé dès l'enfance, que dis-je, dès la conception, est indéniable. C'est phénoménal, et même terrifiant, de constater cela. On ne peut s'empêcher de s'interroger sur les limites de la science. On pense beaucoup à Gattaca, qui montrait aussi un univers aseptisé et parfaitement réglé, ou un peu à 1984, pour le contrôle exercé sur les classes sociales.
Les répliques sont en outre totalement cultes, pour plusieurs.

"Les êtres humains, autrefois, étaient..., dit-il avec hésitation ; le sang lui affluait aux joues. - Enfin, ils étaient vivipares. "

Je le recommande donc sans hésiter.



never there - cake

3 commentaires:

Le Tapageur Silencieux a dit…

Un grand classique, à n'en point douter un de mes livres favoris. Je le place au même niveau que 1984, aussi brillant, visionnaire, troublant, génial. Ce qui me frappe le plus, c'est combien Huxley était sur la coche sur plein de chose. Je l'ai relu dernièrement avec l'angle de l'ypersexualisation qu'on observe aujourd'hui, il l'a décrit, 75 ans à l'avance. Magnifique.

Le Voyou du Bayou a dit…

C'est un bon livre que j'avais moi aussi lu au cégep. C'est vrai qu'il y a un lien à faire avec 1984. Une des rares lectures vraiment marquantes de ma vie...

Toujours dans le même domaine, mais avec une atmosphère totalement différente, je te recommande de lire "La ferme des animaux" de George Orwell (même auteur que 1984). Ce livre là est dans mon top 5 à vie! C'est une fable mettant en vedette des animaux de ferme qui se révoltent contre le fermier. Ils prennent le "pouvoir" et on voit que tout ce qu'ils font n'améliore finalement en rien leur condition. Comme ça, ça a peut-être l'air plate, mais si t'as aimé le meilleur des mondes, je te garantis que t'es bien partie pour aimer ça...

Fille Imparfaite a dit…

@Tapageur : Oui, c'est incroyable de voir comme il a été... clairvoyant, sur plusieurs points.

@Voyou : J'ai lu Animal Farms, et je l'ai également trouvé excellent ^^ Merci tout de même du conseil