dimanche 6 juillet 2008

Borderline

Je devrais avoir une catégorie "Nudité gratuite", je suis sûre que ça attirerait bien des gens. Allez, je rigole. Je crois.

Jeudi soir, mes amies et moi avons loué deux fims. Sheitan, un film français que je ne vous recommande pas, et Borderline. Un film québécois classé 16 ans et plus et basé sur deux romans autobiographique de Marie-Sissi Labrèche. L'histoire est celle de Kiki Labrèche, une jeune femme de trente ans qui se cherche. Perdue entre sa dépendance sexuelle et amoureuse, son aventure d'un an avec son enseignant, sa grand-mère malade, l'écriture de son mémoire et sa mère à l'asile, elle se cherche désespérémment.

Ce film, peut-être un peu compliqué pour certains, est excellent. J'aime bien les films québécois quand ils prennent la peine de ne pas être de stupides comédies bourrées de jurons. Les dialogues sont savoureux et piquants, les scènes bien faites et pleines... d'art. Oui, d'art. C'est un film très artistique, ne serait-ce que de la façon dont le nu a été utilisé. Parce que oui, il y a du sexe. Beaucoup. Non, pas trop. Juste... enfin, assez. Et non pas pour combler des vides, mais pour montrer comment est-ce que Kiki a besoin de cela. Comme une drogue. Isabelle Blais est incroyable dans son rôle. Naturelle, franche, volontaire, elle s'affirme et endosse le rôle à la perfection. Seul les moments où son personnage a 20 ans et des cheveux décolorés m'ont moins plû, mais ils étaient tout de même nécessaire. Disons que c'était sensiblement cliché, toute cette débauche d'alcool, de drogue et de sexe. Et nous avions toutes craqué pour Michaël, joué par le... brillant Pierre-Luc Brillant et attachant au possible. Nous étions toutes volontaires pour le prendre sous notre aile. Un film touchant aux moments forts, qui fait monter les rires et les larmes.

À voir.



le temps nous aime - garou

1 commentaire:

Jacynthe a dit…

C'est très rare, mais j'avais préféré l'adaptation cinématographique au livre, car j'avais mieux saisi les émotions vécus par les personnages. Peut-être que c'est le moment où je l'ai lu, mais j'avais trouvé que ce n'était qu'un crachat de frustration sans amener le lecteur plus loin dans les émotions. Mais bon, ce n'est que mon avis.