samedi 19 juillet 2008

Batman - The Dark Knight

Ce soir, grande première, mon petit cinéma adoré avait, en même temps que tout le monde, le film tant attendu. Batman, The Dark Knight. Alors, j'ai lancé un appel à Chevreuil et à Smarties, pour les inviter à me rejoindre au lieu dit.
Arrivée là-bas, je m'empresse de rejoindre la charmante Chevreuil. Peu de temps après, l'homme du trio, Smarties, arrive et nous illumine de sa présence. Il m'avait bigrement manqué, faut dire. Après avoir poireauté pendant 45 minutes, en discutant de choses et d'autres et en se faisant prendre pour des frères et soeurs, nous avons enfin pu visionner la bête.

Intense. Très intense. Dès le début, il y a de l'action et on a envie d'en voir plus. L'histoire est parfois un peu tordue, mais on comprend rapidement que, comme toujours, Gotham est la ViceCity de GTA4. Des mafiosi à tous les coins de rue, pas un policier corrompu pour rattraper l'autre, sans compter tous les brigands qui sortent de Dieu sait où. À croire que quand ils fuient une ville, ils se dirigent immanquablement vers Gotham. Et dans cet amas de gangsters sévit le Joker. Qui tue pour tuer, pour faire régner l'anarchie, juste pour... s'amuser. C'est là que Batman intervient, fort de tous ses gadgets de fou et de son sex-appeal, pour régler la situation. S'en suivent des milliers d'explosions, des meurtres, des écorchures, des dialogues incroyables et une envie forte de frapper dans le visage d'Harvey Dent, qui devient, à la suite d'un épisode plutôt tragique, le très ragoûtant Two Faces. Du sang, des méchants & Heath Ledger.

Comment voulez-vous que je n'aime pas ?

Je suis une grande fanatique des films d'action et là, j'ai été servie. Les effets spéciaux sont incroyables, je n'imagine même pas les sommes astronomiques investies, mais dans tous les cas, c'est réussi. Des explosions à chaque instant, des poursuites sans arrêt dans divers camions et voitures et assez de plans compliqués pour ridiculiser Ouverture Facile. L'histoire, parfois trop emberlificotée le cerveau de blond de Smarties, a de quoi ravir les adorateurs. Délicieux. Mais le mieux de ce film se situe dans sa distribution, plutôt impressionnante. Bale est mangeable, mais trop égal. Maggie Gyllenhaal n'a pas l'allure de son frère, mais elle et ses cernes ne sont pas mauvais non plus. Eckart donne envie de fesser dedans - rôle réussi, alors. Mais Ledger... bon Dieu, Ledger. Monsieur est peut-être décédé, mais il est... débile, juste débile. Son jeu est intense, trop sincère, on ne reconnaît pas du tout l'acteur sous le maquillage coulant et les cheveux fous, on se prend au jeu de ce sourire horrible et de ce cerveau compliqué, on embarque totalement dans cet air dément. On devient... hypnotisé. Littéralement. Il est sans doute le meilleur acteur de la bande et celui qui se donne le plus. De quoi encore plus nous faire regretter sa mort.

Je recommande donc ce film à tous, qui se doit d'être vu sur grand écran.



knock on wood - amy stewart

1 commentaire:

arrachecoeur a dit…

J'approuve. C'est un chef-d'oeuvre!